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SOCADEL : Oumarou Hamandjoda confirmé DG, l’État scelle la renationalisation de l’électricité

Au lendemain du passage d’ENEO à SOCADEL, le Conseil d’administration a nommé mardi Oumarou Hamandjoda, ex-DGA, à la tête du nouvel opérateur public. Une nomination qui acte la reprise en main du secteur par l’État après 23 ans de gestion privée.

Le nouveau visage de l’électricité camerounaise a désormais un nom à sa tête. Oumarou Hamandjoda a été nommé directeur général de la Société Camerounaise d’Électricité, SOCADEL, à l’issue d’un Conseil d’administration tenu mardi et présidé par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba.

L’information tombe 24 heures seulement après l’annonce officielle du changement de dénomination. L’opérateur historique, connu depuis 2014 sous le nom d’ENEO, s’appelle désormais SOCADEL.

Un homme du sérail pour assurer la transition

Le choix d’Oumarou Hamandjoda traduit une volonté de continuité. L’ingénieur occupait jusqu’ici le poste de directeur général adjoint d’ENEO. Sa promotion interne vise à garantir la stabilité opérationnelle de l’entreprise en pleine mutation institutionnelle.

« Il connaît la maison, les réseaux, les contraintes techniques et financières », confie une source proche du dossier. « Dans un contexte aussi sensible, l’État n’avait pas le luxe d’une période d’apprentissage ».

Fin de 23 ans de gestion privée

Cette nomination vient parachever le processus de renationalisation engagé par l’État. Depuis 2001, la gestion de la distribution de l’électricité était confiée à des groupes étrangers : d’abord l’Américain AES Corporation, puis le fonds britannique Actis qui a racheté les parts en 2014.

Avec la création de SOCADEL, l’État camerounais reprend 100% du contrôle de l’opérateur. Une décision présentée par les autorités comme un levier de « souveraineté énergétique ».Les défis : délestages, dette et attentes

 Le nouveau DG hérite d’un secteur sous tension.

Les délestages restent fréquents dans plusieurs villes, les pertes techniques et commerciales avoisinent les 30%, et la dette vis-à-vis des producteurs indépendants dépasse les 150 milliards FCFA.Pour le gouvernement, SOCADEL doit incarner la réponse publique à ces défis structurels. L’enjeu : prouver qu’une gestion 100% étatique peut améliorer la qualité du service et accélérer les investissements, notamment avec l’entrée en service progressive du barrage de Nachtigal.

Le ministère de l’Eau et de l’Énergie n’a pas encore communiqué la feuille de route assignée à Oumarou Hamandjoda. Mais sur le terrain, les usagers attendent des résultats visibles sur la fin des coupures intempestives.

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