Le débat sur une supposée vacance du pouvoir au Cameroun continue d’alimenter les discussions politiques et médiatiques. Dans une longue prise de position, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, est monté au créneau pour défendre la position du gouvernement, affirmant qu’il n’existe « aucune vacance du pouvoir » malgré l’absence prolongée du président Paul Biya du territoire national.
Réagissant aux analyses de plusieurs journalistes et chroniqueurs, notamment sur les antennes de RFI et dans les médias locaux, le ministre estime que certains observateurs cherchent à discréditer le communiqué publié par le ministre d’État, secrétaire général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, qui assurait de la continuité du fonctionnement de l’État.
Grégoire Owona déplore ce qu’il considère comme une campagne de désinformation relayée par une partie de la presse et des plateformes numériques. Il accuse notamment certains médias étrangers, en particulier Jeune Afrique, ainsi que des commentateurs sur les réseaux sociaux, de propager des informations qu’il juge mensongères, évoquant notamment des rumeurs récurrentes sur l’état de santé du chef de l’État.
Le président comparé à un salarié en congé
Pour justifier l’absence du président de la République, le ministre s’appuie sur une analogie avec le droit du travail. Selon lui, Paul Biya, en tant que « travailleur », bénéficie, comme tout salarié, d’un droit au congé annuel.

Grégoire Owona soutient que le chef de l’État a informé les autorités compétentes de son départ et qu’il en fera de même à son retour. Il affirme qu’aucun texte n’interdit au président de prendre un congé prolongé et va jusqu’à évoquer la possibilité d’une absence pouvant atteindre 80 jours, en référence aux dispositions du Code du travail.
Selon lui, le fonctionnement normal des institutions démontre que l’État continue de tourner. Il cite notamment la signature régulière de décrets présidentiels comme preuve que le président exerce toujours ses fonctions malgré son absence physique du territoire.
Un débat que le gouvernement juge clos
Dans son message, Grégoire Owona appelle à mettre un terme aux spéculations sur une éventuelle vacance du pouvoir, qualifiant cette controverse de « débat sans objet ». Pour le ministre, le gouvernement demeure pleinement à l’œuvre et les institutions fonctionnent normalement.




