À compter du 1er novembre 2026, les pièces de monnaie mises en circulation entre 1958 et 1985 perdront leur cours légal dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Mais les détenteurs de ces anciennes pièces disposeront d’un délai pour les échanger. La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a prévu une période transitoire allant jusqu’au 31 octobre 2027, avec des modalités qui évoluent au fil des mois.
Voici les principales informations à retenir pour éviter toute confusion.
La note d’information de la BEAC fixe un calendrier précis pour la démonétisation des anciennes pièces de monnaie. Cette mesure concerne les pièces émises entre 1958 et 1985, dont la circulation prendra officiellement fin le 1er novembre 2026. Pour les populations camerounaises, l’enjeu est de repérer les pièces concernées et de respecter les échéances annoncées afin de ne pas se retrouver avec des espèces qui ne pourront plus être utilisées pour les paiements courants.
Un retrait progressif en deux phases
Contrairement à ce que pourrait laisser croire l’annonce, la démonétisation ne signifie pas que les détenteurs doivent jeter leurs anciennes pièces dès le 1er novembre 2026. La BEAC a prévu une période d’échange de douze mois, jusqu’au 31 octobre 2027, pour permettre au public de les remplacer par des pièces des gammes 2006 ou 2024.
Le calendrier se décline en deux étapes :
Du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027 : les anciennes pièces pourront être échangées aux guichets des banques, des établissements de microfinance et de la BEAC.
Du 1er août au 31 octobre 2027 : seuls les guichets de la BEAC seront habilités à effectuer ces échanges.
À partir du 1er novembre 2027 : les échanges prendront définitivement fin. Les anciennes pièces ne pourront alors plus être échangées, quel que soit le guichet.
Cette organisation impose donc aux détenteurs de ne pas attendre les derniers mois pour effectuer l’opération. Passé le 31 juillet 2027, les banques commerciales et les établissements de microfinance ne constitueront plus des points d’échange pour ces pièces.
Quelles sont les pièces concernées ?


Les visuels diffusés par la BEAC présentent plusieurs anciennes pièces de différentes valeurs faciales : 1, 5, 10, 25, 50, 100 et 500 FCFA. Il s’agit des modèles anciens illustrés dans la note, et non de toutes les pièces portant ces valeurs.
Le critère déterminant reste l’appartenance à l’ancienne gamme mise en circulation entre 1958 et 1985. Il ne faut donc pas confondre cette opération avec une interdiction générale des pièces de faible valeur ou avec le retrait de toutes les pièces de 50, 100 ou 500 FCFA.
Les pièces des gammes 2006 et 2024, elles, conservent leur cours légal et leur pouvoir libératoire dans les six pays de la CEMAC. Elles doivent continuer à être acceptées dans les transactions.
Que signifie concrètement la démonétisation ?
En termes simples, une pièce démonétisée perd sa valeur légale en tant que moyen de paiement.
À compter du 1er novembre 2026, les pièces visées ne pourront donc plus servir normalement à régler des achats ou des dettes, même si elles conservent leur valeur faciale inscrite.
La période d’échange permet toutefois à leurs détenteurs de les remettre aux guichets habilités pour obtenir des pièces valides en remplacement. Les modalités pratiques de cette opération doivent être définies par chaque établissement de crédit et de microfinance ainsi que par la BEAC.
Pour les commerçants, les transporteurs, les vendeurs de marchés et les ménages qui manipulent quotidiennement de petites sommes en espèces, la vigilance sera particulièrement importante. Il faudra notamment vérifier les pièces reçues et distinguer les anciennes séries des modèles encore en circulation.
Ce que les Camerounais doivent retenir
L’annonce de la BEAC appelle trois précautions essentielles. Premièrement, il faut identifier les anciennes pièces concernées à partir des visuels officiels. Deuxièmement, les détenteurs doivent procéder à leur échange dans les délais prévus, en privilégiant la période durant laquelle les banques et les établissements de microfinance participent encore à l’opération. Enfin, les usagers doivent continuer à utiliser les pièces valides des gammes 2006 et 2024, qui restent parfaitement légales.
En définitive, le 1er novembre 2026 marque la fin de la validité des anciennes pièces concernées, mais pas la fin immédiate de la possibilité de les échanger. La date butoir est fixée au 31 octobre 2027. Au-delà, les détenteurs qui n’auront pas effectué la démarche ne pourront plus récupérer leur valeur auprès des guichets.
L. Nzié




