La Chambre tente à un moment où les ambitions africaines s’élèvent, de se faire une place sûre auprès des pays aux grandes ressources comme c’est le cas pour la République Démocratique du Congo. Même si elle tisse sa toile, elle se présente totalement comme le parfait pont économique entre l’Europe et l’Afrique.

La cérémonie ayant eu lieu le 13 mars dernier a révélé une volonté de consolidation institutionnelle, en remettant des certificats d’honneur à sept ambassadeurs, le Collège des Fondateurs a voulu reconnaître des engagements déjà visibles, tout en préparant une nouvelle phase de croissance pour la Chambre. Dans son allocution, le président de la Chambre, Miguel A. Munoz Perez, a salué les récipiendaires comme des relais essentiels de cette ambition commune. Leur mission dépasse la reconnaissance honorifique : il s’agit aussi d’accompagner la Chambre dans son déploiement, d’en élargir l’audience et d’en soutenir les initiatives dans les milieux économiques, institutionnels et associatifs. Cette montée en puissance s’est prolongée quelques jours plus tard le 30 mars 2026 avec la nomination du Togolais Carlos Komlanvi KETOHOU au rang de Conseiller spécial rattaché à la présidence. Sa Mission : déployer une stratégie de communication et du développement, dans le but de contribuer à la coordination des actions stratégiques de la Chambre et à l’affirmation de son positionnement. Journaliste, sociologue et analyste en communication stratégique basé au Luxembourg, KETOHOU développe également un univers professionnel international entre le Luxembourg, l’Afrique et le reste du monde.
Par cette nomination, la Chambre confirme sa volonté de renforcer les rapports Europe-Afrique grâce à une structuration interne solide, de mieux articuler son développement et de donner davantage de cohérence à son action dans l’espace économique Luxembourg–RDC. Une ambition qui cherche à s’inscrire dans la durée Ce que donne à voir la Chambre de Commerce Luxembourg–RDC, On pourrait y voir une réelle ambition de donner vie à une organisation durable d’un espace de coopération encore très peu structuré. Elle ne prétend pas, à elle seule, redessiner les relations entre l’Europe et l’Afrique; mais elle cherche à prouver qu’une institution bien positionnée, capable de fédérer des compétences et d’animer des réseaux, peut devenir un levier utile de rapprochement économique.
La soirée du 13 mars a consacré une étape de méthode, de visibilité et de projection. Et, à travers la nomination de nouveaux ambassadeurs comme celle d’un conseiller spécial, la Chambre semble vouloir envoyer un message clair : son ambition n’est plus seulement de se faire connaître, mais de s’installer durablement comme un acteur de référence dans la coopération entre le Luxembourg et la République démocratique du Congo.




