Ĺ’écrivain et enseignant de philosophie Fridolin Nke a livré, ce jeudi matin, une série de déclarations particulièrement tranchées sur la scène politique camerounaise. Invité de l’émission « Sacré Matin » sur Radio Balafon, l’universitaire est revenu sur son positionnement vis-à-vis du président Paul Biya, tout en évoquant le RDPC et l’affaire Martinez Zogo.
Abordant la question de la succession au sommet de l’État, Fridolin Nke a estimé que le chef de l’État ne devrait pas quitter le pouvoir sans répondre de son bilan. « On ne doit pas laisser Biya partir, il doit assumer ses actes jusqu’à la fin. C’est trop facile de partir ainsi », a-t-il déclaré, dans des propos qui ne manqueront pas de susciter des réactions.
L’universitaire est également revenu sur son soutien affiché à Paul Biya lors de la dernière élection présidentielle. Selon lui, cette prise de position relevait davantage d’une stratégie politique que d’une véritable adhésion. « Mon soutien à Paul Biya lors de la présidentielle n’était pas un soutien véritable. C’était juste pour mettre les gens du RDPC face à leurs responsabilités », a-t-il affirmé.
Poursuivant son analyse, Fridolin Nke a estimé que des responsables du parti au pouvoir pourraient, à l’avenir, répondre de leurs actes devant la justice. Il a déclaré que certains « iront en prison » tandis que d’autres pourraient être condamnés à la peine capitale, précisant qu’il est personnellement favorable à la peine de mort.
Le philosophe a par ailleurs revendiqué une évolution de sa réflexion politique, affirmant se situer « à un autre niveau de la pensée politique », qu’il considère accessible à « très peu de Camerounais ».
Enfin, interrogé sur l’affaire Martinez Zogo, Fridolin Nke a assuré avoir identifié très tôt les responsabilités dans ce dossier. Il affirme avoir, dès les premiers jours de l’affaire, partagé avec certains journalistes des « pistes claires et crédibles ». Faisant référence aux récentes déclarations d’un officier dans cette affaire, il a indiqué les suivre avec détachement, estimant connaître déjà « la vérité » sur ce dossier.




