spot_img
30.8 C
Douala
lundi, juin 15, 2026
No menu items!
spot_imgspot_img

Ousmane Sonko : « Le Sénégal est un pays souverain : il n’a pas à se justifier des lois qu’il prend, ni devant l’Occident, ni devant personne »,

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, est revenu sur la controverse entourant le renforcement des sanctions pénales liées à l’homosexualité dans son pays. Invité d’une interview conjointe accordée à RFI et France 24, l’ancien Premier ministre a rejeté les accusations de « chasse aux homosexuels » et réaffirmé la volonté des autorités sénégalaises de maintenir, voire de renforcer, le dispositif législatif en vigueur.

Interrogé sur les critiques formulées par les Nations unies, plusieurs organisations de défense des droits humains ainsi que par certains responsables occidentaux, Ousmane Sonko a tenu à rappeler que la criminalisation des relations homosexuelles n’est pas une nouveauté au Sénégal.

« Il n’y a pas de chasse aux homosexuels. Il y a une loi sénégalaise qui date de plus de 30 ans », a-t-il déclaré, soulignant que le texte existait déjà sous la présidence de Léopold Sédar Senghor. Selon lui, la récente réforme ne porte pas sur la création d’une nouvelle infraction, mais uniquement sur le renforcement des peines encourues.

Le président de l’Assemblée nationale a également contesté la lecture faite par certains médias occidentaux des arrestations intervenues ces derniers mois. Il a estimé que celles-ci étaient liées non seulement à des faits d’homosexualité, mais aussi à des cas présumés de transmission volontaire du VIH, un aspect qui, selon lui, serait insuffisamment relayé dans le traitement médiatique international.

Au-delà de la question juridique, Ousmane Sonko a placé le débat sur le terrain de la souveraineté nationale. Pour lui, le Sénégal n’a pas à justifier ses choix législatifs devant des puissances étrangères ou des institutions internationales.

« Le Sénégal est un pays souverain : il n’a pas à se justifier des lois qu’il prend, ni devant l’Occident, ni devant personne », a-t-il affirmé. Il a notamment établi un parallèle avec certaines lois françaises relatives au port du voile islamique ou aux mineurs, estimant que son pays respecte les décisions prises par d’autres États et attend en retour la même considération.

Le responsable politique a également invoqué les valeurs religieuses et culturelles de la société sénégalaise pour justifier le maintien de la législation actuelle. Selon lui, les lois adoptées par le Parlement reflètent les convictions majoritaires de la population et répondent à des choix de société assumés.

À la question de savoir si le gouvernement pourrait revenir sur le durcissement des sanctions, Ousmane Sonko a répondu sans ambiguïté. « On n’y reviendra absolument pas », a-t-il assuré, ajoutant que si les autorités estimaient nécessaire d’aller plus loin, la loi pourrait encore être renforcée.

Cette prise de position ferme intervient dans un contexte de tensions récurrentes entre plusieurs pays africains et certaines organisations internationales sur les questions liées aux droits des personnes LGBT+. Au Sénégal, le débat continue d’opposer les défenseurs des libertés individuelles aux partisans d’une législation conforme aux valeurs religieuses et culturelles majoritairement revendiquées dans le pays.

Vous Aimerez Peut-être Aussi

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Restons Connectés

0FansJ'aime
1,278SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner
- Advertisement -spot_img

Les Plus Lus