La 11ᵉ édition de la Easter Cup Patricia Berthelot s’est achevée en apothéose avec le sacre de Best Stars de Limbe. Mais au-delà de la fête sportive, une question de fond est venue assombrir le tableau : celle du coût élevé de la location des infrastructures sportives au Cameroun.
Président de l’Élite de Football des Boissons du Cameroun (EFBC), Jacques Elimbi n’a pas caché son inquiétude à l’issue du tournoi, disputé cette année au stade de la Réunification de Bépanda. Celui que l’on considère comme l’un des acteurs majeurs du développement du football des jeunes dans le pays a tiré la sonnette d’alarme sur une problématique qui, selon lui, freine l’essor des compétitions locales.
« Les stades construits dans le cadre du développement du football camerounais sont loués aujourd’hui à des prix très élevés », a-t-il déploré, pointant du doigt la politique tarifaire appliquée par l’Office national des infrastructures et équipements sportifs (ONIES).
Pour les organisateurs de tournois, notamment ceux dédiés aux jeunes, ces coûts représentent un véritable casse-tête financier. La Easter Cup, souvent surnommée la « Ligue des champions des tournois de jeunes », attire chaque année des équipes venues de divers horizons et constitue une vitrine importante pour les talents émergents. Toutefois, la hausse des frais d’infrastructures pourrait à terme compromettre l’organisation de telles compétitions.
Dans un contexte où le Cameroun cherche à capitaliser sur ses investissements sportifs, notamment après la construction et la rénovation de plusieurs stades modernes, la question de leur accessibilité reste posée. Pour Jacques Elimbi et d’autres acteurs du football local, il devient urgent de repenser le modèle économique afin de concilier rentabilité des infrastructures et promotion du sport à la base.




