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Paul Mahel à Nkou Mvondo : « Nous n’avons pas de temps pour les pleurs du Mbolé »

À deux semaines du scrutin présidentiel, les tensions s’exacerbent au sein de l’opposition camerounaise. Paul Mahel, porte-parole du candidat Akere Muna, a réagi avec fermeté sur les antennes de Radio Balafon au communiqué publié par Prosper Nkou Mvondo, président du parti Univers, qui contestait l’adhésion de son parti à la coalition en cours.

« On a discuté avec le président Nkou Mvondo et il nous fait comprendre qu’il n’était pas d’accord avec cette coalition. C’est son droit, mais le candidat reste Akere Muna », a tranché Mahel. Tout en reconnaissant à Nkou Mvondo la possibilité d’engager des poursuites judiciaires, il a relativisé la menace : « Nous allons nous retrouver au tribunal si nécessaire. Pour l’heure, nous sommes concentrés sur la campagne électorale, et ce n’est pas l’organisation d’un petit bal de fin d’année : c’est une bataille pour la présidence de la République. »

Le porte-parole a rappelé que la coalition regroupe déjà trois candidats, un fait inédit dans l’histoire politique récente du Cameroun. « Ils travaillent ensemble à convaincre d’autres personnalités de les rejoindre, car l’objectif est l’intérêt supérieur de la nation et non les égos individuels », a-t-il martelé.

Répondant aux critiques de Nkou Mvondo, qui évoquait des « arrangements de quartier », Paul Mahel a balayé les accusations d’un revers de main : « Nous n’avons pas de temps à perdre avec les pleurs du Mbolé. Le peuple camerounais réclame depuis 2018 une coalition de l’opposition, et c’est ce que nous essayons de bâtir. »

Cette passe d’armes illustre les fractures persistantes au sein de l’opposition, alors que la pression monte à l’approche du scrutin. D’un côté, Prosper Nkou Mvondo revendique l’autonomie du Parti Univers, de l’autre, l’équipe d’Akere Muna insiste sur la légitimité et la dynamique d’union incarnée par leur coalition.

LN

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