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Parfait Siki : «Aujourd’hui, il y a une fragilité de la presse »

Le secrétaire exécutif de la Fedipresse suggère non seulement que les médias écrits intègre la transition numérique, mais que l’implication de l’État pour la viabilisation des entreprises de presse. 

Comment les médias écrits peuvent retrouver leur équilibre économique dans le contexte actuel au Cameroun ?

Je crois qu’on doit prendre conscience des mutations qui sont intervenues dans la presse. L’éruption du numérique a changé le donne et nous avons accusé énormément de retard en termes d’adaptation aux nouveaux enjeux, aux nouvelles transformations nécessaires. C’est pour ça qu’il faut saisir toutes les niches qui s’offrent. Les opportunités qui se sont dégagées de ces changements.

Aujourd’hui, si vous êtes un média, il faut absolument saisir toutes les externalités positives liées à la transition numérique. Il faut faire du cross media, il faut faire du rich media. Il faut aller vers le lecteur, parce que les lecteurs ne viennent plus vers vous. Quand vous êtes de la presse écrite vous devez vous-même avoir assez d’imagination pour porter l’information là où se trouve le lecteur. On a constaté que le schéma inverse n’est plus possible. Le modèle économique doit être revu, les changements structurels et fonctionnels doivent être apportés. Il faut qu’il y ait une volonté politique du gouvernant d’aider la presse à rester viable et soutenable.

L’entrepreneuriat dans les médias… où tout le monde est directeur de publication, promoteur d’un organe de presse ne favorise-t-il pas le marasme qui est observé ?

Ce sont des métastases d’un cancer qui est là. C’est la difficulté à pouvoir bâtir des entreprises fortes qui embauchent et qui génèrent suffisamment de revenus pour pouvoir payer correctement le personnel. Mais qui sont ces personnes qui créent des organes de presse ? C’est parfois dans anciens reporters dans des journaux qui n’ont pas perçu de salaire pendant quelques mois et qui décident eux-mêmes d’aller créer leur propres journaux. Ça c’est des effets périphériques.

La crise est grave, parce qu’aujourd’hui, il y a une fragilité des organes de presse. Certains qui ont trente ans d’existence, sont aujourd’hui fragilisés. Voilà le vrai problème. Il faut saisir non seulement les mutations de l’environnement, mais il y a le rôle de l’état dans cette viabilisation des entreprises. Tant que nous n’aurons pas associé tous ces éléments pour le renouveau de la presse, on ira dans une crise qui va durer.

                                                                   R.I.B

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