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Mondial 2026 : la Tunisie confie son destin à Hervé Renard

La Fédération tunisienne de football a officiellement mis fin aux spéculations entourant l’avenir de sa sélection nationale en annonçant la nomination du technicien français Hervé Renard à la tête des Aigles de Carthage jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2026. Une décision prise dans l’urgence après le début de tournoi compliqué de la Tunisie et qui s’accompagne du départ de Sabri Lamouchi.

L’annonce a été faite par le président de la Fédération tunisienne de football, Moez Nassari, lors d’une intervention à la télévision publique tunisienne. Selon le communiqué relayé par le média national, un accord officiel a été conclu avec Hervé Renard afin qu’il dirige l’équipe nationale jusqu’au terme du Mondial 2026.

Dans le même temps, la Fédération a confirmé la fin de sa collaboration avec Sabri Lamouchi. Nommé en janvier dernier et lié à la sélection jusqu’en 2028, l’ancien sélectionneur a quitté ses fonctions « d’un commun accord » avec les dirigeants du football tunisien. Ce départ intervient seulement quelques mois après son arrivée, illustrant la volonté des responsables tunisiens de provoquer un électrochoc pour relancer la campagne mondiale de l’équipe.

Hervé Renard est attendu ce mardi à Monterrey, au Mexique, où la sélection tunisienne a établi son camp de base durant la compétition. Selon les informations communiquées par les autorités sportives tunisiennes, le technicien français doit rejoindre le groupe par un vol direct en provenance de Paris avant de diriger, dès son arrivée, sa première séance d’entraînement en début de soirée.

Reconnu pour son expérience internationale et sa capacité à redresser des sélections en difficulté, Hervé Renard hérite d’une mission délicate : remettre rapidement la Tunisie sur les rails dans une Coupe du monde déjà bien engagée. Son arrivée marque un tournant majeur pour les Aigles de Carthage, qui espèrent encore sauver leur parcours dans la compétition.

Ce changement de sélectionneur en pleine phase finale n’est pas sans précédent dans l’histoire du football tunisien. En 1998, lors de la Coupe du monde disputée en France, le sélectionneur polonais Henryk Kasperczak avait été limogé après deux défaites en phase de groupes. Près de trois décennies plus tard, la Fédération tunisienne mise à nouveau sur un changement de cap en pleine compétition pour tenter d’inverser la tendance et relancer les ambitions nationales.

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