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Maroc : Mohammed VI prépare l’après-MINURSO et fixe les priorités pour le Sahara

Au lendemain de la décision du Conseil de sécurité de l’ONU de ne pas reconduire le mandat de la mission onusienne au Sahara, le roi Mohammed VI a présidé, le 4 novembre 2026 à Rabat, une séance de travail consacrée à l’organisation de la prochaine étape. Le souverain a notamment instruit la mise en place d’un dispositif de coordination pour accompagner le retrait de la MINURSO, tout en réaffirmant l’attachement du Royaume au cessez-le-feu et à sa souveraineté sur le Sahara.

Le Maroc prépare l’après-MINURSO. Le roi Mohammed VI a présidé, mercredi 4 novembre 2026, au Palais royal de Rabat, une séance de travail consacrée aux dispositions à prendre après la fin du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Cette réunion intervient à la suite de la décision du Conseil de sécurité de l’ONU, prise le 30 octobre dernier, de ne pas reconduire le mandat de cette mission.

Autour du souverain, plusieurs hauts responsables ont pris part à cette rencontre, notamment la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, le conseiller royal Fouad Ali El Himma, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, ainsi que le général de corps d’armée Mohammed Berrid, inspecteur général des Forces armées royales et commandant la Zone Sud.

Au cours des échanges, Mohammed VI a rappelé les priorités du Royaume pour cette nouvelle phase : la préservation de son intégrité territoriale, la protection de sa sécurité nationale et la garantie de la quiétude des populations, particulièrement celles des provinces du Sud. Le souverain a donné des instructions pour une mise en œuvre ferme et vigilante de ces orientations, dans le respect des responsabilités de chaque institution.

Un dispositif pour accompagner le retrait de la MINURSO

L’une des principales décisions issues de cette séance concerne la mise en place d’un mécanisme chargé d’encadrer les opérations consécutives à la fin de la mission onusienne. Le Bureau de coordination avec la MINURSO, relevant du ministère de l’Intérieur, a ainsi été désigné pour assurer les missions de coordination et d’accompagnement du processus de liquidation et de retrait de la mission.

Ce dispositif devra faciliter les différentes opérations et veiller à leur déroulement dans des conditions ordonnées et fluides, dans un esprit de responsabilité et de coopération avec les Nations unies.

Sur le plan sécuritaire, le souverain a également réitéré l’attachement du Maroc au cessez-le-feu, présenté comme un engagement volontaire qui demeure inchangé malgré la fin du mandat de la MINURSO. Le communiqué royal estime par ailleurs que cette mission n’a pas toujours été en mesure de surveiller efficacement le respect de cette trêve ni de constater les conséquences de ses violations.

Rabat réaffirme son option diplomatique

Au-delà des dispositions opérationnelles, cette réunion a permis au Maroc de réaffirmer les fondements de sa position diplomatique sur le dossier du Sahara. Mohammed VI a insisté sur le respect des engagements internationaux du Royaume et sur son attachement à la paix, tout en maintenant la défense de sa souveraineté nationale.

Le communiqué du Cabinet royal met également en avant les évolutions diplomatiques enregistrées ces dernières années, notamment les reconnaissances de la souveraineté marocaine sur le Sahara par plusieurs pays amis et partenaires. Rabat continue de défendre le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme l’unique solution politique susceptible de mettre un terme définitif à ce conflit régional.

En parallèle, le roi a appelé à poursuivre les projets de développement et les investissements structurants dans les provinces du Sud, tout en maintenant une vigilance constante sur les évolutions du dossier aux niveaux régional et international.

Cette séance de travail marque ainsi une nouvelle étape dans la stratégie marocaine autour du Sahara, avec un double impératif : organiser les conséquences du retrait de la mission onusienne et consolider les acquis diplomatiques et économiques revendiqués par le Royaume.

 

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