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Ludovic Tchouate : « L’ancien groupe est dépassé…»

Directeur artistique de l’ancien Beri boys club, Ludovic Tchouate est le cerveau derrière le relooking de ce collectif qui fait son bout de chemin aujourd’hui dans du RnB fusion. Dans cette interview exclusive accordée à Cameroonfiles.com, l’artiste gospel parle de ses motivations à lancer le Beri boys club « new generation », le choix des quatre chanteurs et revient également sur leur parcours.

Vous étiez le directeur artistique de Beri boys club « ancienne génération ». En 2024, vous décidez de relancer le même collectif, mais sous un nouveau souffle et avec des profils plus jeunes. C’était quoi l’objectif réel et comment s’est faite la rencontre entre les quatre et vous ?

Déjà, je tiens à préciser que je n’ai pas quitté l’ancien groupe, c’est juste que l’ancien groupe est dépassé. C’est-à-dire que c’était un truc créé en 2014 qui faisait de la musique : ils rappaient et moi à la base je suis artiste gospel. Le but de ce collectif là en fait c’était de faire la musique comme on savait et aimait le faire et à l’époque c’était le Hip-Hop. Et puisque j’aimais la musique, avec le fondateur on parlait toujours du sujet donc, il savait que depuis le jeune âge, je suis précis par rapport à certaines choses. J’étais directeur artistique comme vous l’avez dit mais en 2024 quand je reviens de la Côte d’Ivoire où j’ai séjourné pendant sept mois pour des projets, j’ai vu comment eux ils travaillent là-bas, comment les artistes individuels s’associent et commencent à créer leur propre visibilité. Je me suis dit, voilà je veux faire ça aussi à mon retour au Cameroun.

Avant mon voyage pour la Côte d’Ivoire, je travaillais avec Djibrilzer. On avait fait une chanson ensemble. Eux ils m’écrivaient souvent, pour me demander que tu rentres quand ? Quand je rentre donc, je leur fait signe. Tasse je le connais depuis petit parce qu’on a grandi un peu ensemble. Donc, c’est comme ça que je les réuni et c’est Djibril qui amène Orock. Alors si je l’ai fait, c’est parce que je voulais mettre en valeur la culture camerounaise. Nous, à notre époque, on a grandi avec le RnB et je voulais mélanger ça avec nos différents rythmes locaux.

Alors pourquoi ces quatre artistes particulièrement et pas d’autres ?

Pour chacun d’entre eux, le feeling était différent. C’est-à-dire que, Djibrilzer, c’est celui que j’aimais le plus parce que c’est quelqu’un qui m’avait d’abord fait écouter leurs musiques avant. Donc, j’avais écouté sa musique et ça m’a plu. Hookah, je ne l’avais pas encore bien écouté mais, le jour que je l’ai fait, j’ai aimé aussi. Tasse comme je vous disais tout à l’heure, je le connaissais mais, je ne l’écoutais pas trop mais, il était venu me voir au studio, on a parlé et j’ai vu en lui une personne très intelligente. Ça se voit n’est-ce pas ! (sourire discret). Et même musicalement il écrit tellement bien que je me suis dit qu’on pouvait faire quelque chose. C’est là où j’ai donc amené cette direction artistique où on écrit des trucs assez réfléchis, mais de façon camerounaise.

C’était important de le faire parce qu’ils étaient un peu français-français. Je savais que quand on va faire ça, beaucoup de camerounais et surtout, les jeunes comme eux, vont se sentir touchés. Et maintenant Orock, vraiment, on n’a pas besoin de l’écouter deux fois, lui, c’est du talent très brut et naturellement quand je l’ai écouté, j’ai tout de suite accroché. Et voilà, c’est comme ça que j’ai formé le truc quoi…

Aujourd’hui, Beri boys club c’est : les premiers depuis six mois dans tous les tops de classements de musiques au Cameroun ; plus d’1 million 500 de streaming ; 15 mille vidéos et 25 mille reprises sur Tiktok et autres réseaux. Ajouté à cela, le concert. Qu’est-ce que tous ces résultats suscitent en vous ?

C’est surprenant surtout pour moi, qui avais des rêves. C’est moi qui aie rêvé et pensé le truc au départ et je remercie aussi leur humilité. C’est vrai que j’ai deux ou trois ans de plus qu’eux mais voir un jeune comme eux leur dire qu’on va faire ci, on va faire ça, ce n’est pas évident. Mais ils ont été assez ouverts et on a commencé à travailler. Parfois, je me réveille le matin, je vois les messages et je demande si c’est toujours ce qu’on avait commencé là ? Ca me surprend un peu, mais c’est bien et comme on le dit depuis, c’est parce qu’on voulait oser, qu’on s’est dit : on va utiliser les limites qu’on a pour justement faire les choses bien et montrer à nos jeunes frères artistes, créateurs qui veulent faire des choses de comprendre que les réseaux sociaux c’est très important. Ce n’est pas seulement aller scroller. Et à travers ce projet, on a pu voir qu’avec les réseaux sociaux on peut créer une communauté et même une façon de penser. Ça me fait plaisir.

                Propos recueillis par Lysette SONGUE

 

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