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Littoral : le gouverneur interdit le « gaz hilarant »

Le Gouverneur de la région du Littoral a officiellement interdit la commercialisation, la consommation et l’usage détourné du protoxyde d’azote (N₂O), plus connu sous l’appellation de « gaz hilarant ». La décision a été rendue publique à travers un communiqué signé ce 25 mai 2026, dans un contexte marqué par la montée inquiétante de l’usage récréatif de cette substance, particulièrement chez les jeunes.

À travers cette mesure, les autorités régionales entendent mettre un terme à une pratique jugée dangereuse pour la santé publique. Utilisé à l’origine dans les domaines médical et industriel, notamment comme anesthésiant ou dans les cartouches destinées aux siphons à crème chantilly, le protoxyde d’azote est de plus en plus inhalé pour ses effets euphorisants.

Le communiqué du Gouverneur

Selon le communiqué, cette consommation détournée connaît une progression notable dans plusieurs espaces de loisirs, notamment les boîtes de nuit, snack-bars et autres lieux récréatifs de la région. Les autorités dénoncent un phénomène aux conséquences sanitaires graves et parfois irréversibles.

Des risques neurologiques alarmants

Le Gouverneur du Littoral rappelle que l’inhalation répétée du protoxyde d’azote peut provoquer de lourds troubles neurologiques et psychomoteurs. Hallucinations, pertes de coordination, atteintes du système nerveux et dépendance figurent parmi les effets signalés par les professionnels de santé.

Bien que le produit demeure légal dans certains usages spécifiques, son utilisation à des fins récréatives représente désormais une menace croissante, notamment auprès des adolescents et jeunes adultes.

Face à cette situation, l’autorité administrative prévient que tout contrevenant s’exposera à « la rigueur de la loi ». Les établissements qui continueraient à commercialiser ou tolérer la consommation du « gaz hilarant » risquent notamment des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à la fermeture.

Une mesure de santé publique

Cette décision est saluée par plusieurs acteurs du secteur sanitaire qui y voient une réponse forte à un phénomène devenu préoccupant. Les autorités régionales insistent sur la nécessité d’une mobilisation collective pour protéger la jeunesse et prévenir les dérives liées aux substances psychoactives.

« Le respect strict de cette mesure est non négociable », souligne le communiqué, qui appelle également les populations au civisme et à la responsabilité.

Afin d’assurer une large diffusion de l’information, des copies du texte ont été transmises aux préfets, sous-préfets, médias locaux, chroniqueurs ainsi qu’aux services administratifs concernés.

Contrôles annoncés dans les lieux sensibles

Même si les modalités précises d’application n’ont pas encore été détaillées, les autorités laissent entendre que des opérations de contrôle seront menées dans les espaces identifiés comme sensibles. Les établissements de loisirs pourraient ainsi faire l’objet de descentes et de vérifications renforcées dans les prochains jours.

Cette interdiction dans le Littoral pourrait par ailleurs inspirer d’autres régions du pays, alors que plusieurs observateurs alertent déjà sur l’expansion du phénomène à l’échelle nationale.

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