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LA COUPE DU MONDE 2026 : LE TRIOMPHE DU BALLON … ET DU BUSINESS 

On a vibré, on a crié, mais derrière l’émotion se cache une réalité implacable : l’argent. L’Espagne, championne du monde 2026, repart avec un chèque de 51 millions de dollars, soit 30,6 milliards FCFA. L’Argentine, finaliste malheureuse, encaisse tout de même 34 millions de dollars (20,4 milliards FCFA).

La progression est spectaculaire :

– 2014, Allemagne : 21 milliards FCFA

– 2018, France : 22,8 milliards FCFA

– 2022, Argentine : 25,3 milliards FCFA

– 2026, Espagne : 30,6 milliards FCFA

En douze ans, la prime du vainqueur a bondi de 50 %. Et la FIFA, elle, a distribué au total 871 millions de dollars, soit 522 milliards FCFA. Le football n’est plus seulement un sport, c’est une véritable Banque mondiale.

Le football, une industrie que l’Afrique ignore

Pendant que nous débattons de qui est le GOAT entre Messi et Ronaldo, d’autres transforment onze maillots en une machine économique. Les 51 millions de dollars ne représentent que la prime FIFA. Il faut y ajouter les droits TV, les sponsors, les primes étatiques, le merchandising.

Un simple parcours jusqu’en huitièmes de finale rapporte déjà 7 milliards FCFA à une fédération : l’équivalent du budget de deux ministères chez nous. En Europe, le football finance des hôpitaux, des routes, des écoles. En Afrique, malgré un réservoir de talents unique au monde, nous continuons à traiter ce sport comme un loisir de quartier plutôt qu’une multinationale.

 

Africains, il faut oser !

Le message de ce Mondial est limpide : il ne suffit plus de participer pour « faire honneur ». Il faut investir pour gagner.

– Investir dans la formation : 5 milliards dans un centre de formation valent mieux que des primes de matchs amicaux.

– Recruter un vrai staff : managers, préparateurs, analystes, scientifiques du sport.

– Structurer nos championnats : les gérer comme des entreprises, pas comme des associations improvisées.

Le football mondial est une manne financière qui ne nous attendra pas. 30 milliards pour 7 matchs : si cela ne suffit pas à nous convaincre de rêver plus grand et de travailler plus dur, alors nous passons à côté de l’essentiel. Le ballon est rond, mais le business est carré.

GMM

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