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Industrie Brassicole : Boissons du Cameroun lance « Mboa »

Lancée le 9 octobre 2026 à Douala, cette nouvelle bière blonde de 50 cl affiche un prix de 500 FCFA et un taux d’alcool de 5 %. À travers cette marque, le brasseur entend répondre à la demande d’un produit accessible tout en valorisant les matières premières, les fournisseurs et l’identité camerounaise.

Boissons du Cameroun enrichit son portefeuille avec Mboa, une nouvelle bière blonde qui entend se positionner sur le segment des produits accessibles. Commercialisée au prix de 500 FCFA la bouteille de 50 centilitres, pour un taux d’alcool de 5 %, la marque a été officiellement lancée le 9 octobre 2026 à Douala. Au-delà de son positionnement tarifaire, l’entreprise met en avant une identité nationale affirmée et une stratégie d’approvisionnement davantage tournée vers les ressources locales.

Selon Aline Ngo Tjesngui, directrice marketing et communication de Boissons du Cameroun, cette nouvelle référence répond à une demande de produits accessibles. Un positionnement que précise Bertille Abega, cheffe de segment Bières blondes du groupe, en revenant sur les origines de la marque et les attentes auxquelles elle entend répondre.

Mboa, une bière inspirée des racines camerounaises

« Mboa », qui signifie « chez moi, la terre de mes ancêtres » en langue duala, puise son inspiration dans l’attachement aux racines et à l’identité nationale. Pour Bertille Abega, la marque est née à la fois de cette dimension culturelle et d’une écoute des attentes du marché.

« Elle est née d’une réalité profonde ancrée dans l’attachement à ses racines, ainsi que d’une écoute active du marché qui demandait une bière de qualité que l’on peut s’offrir tous les jours, après que MANYAN a connu une augmentation de prix », explique-t-elle.

Avec Mboa, Boissons du Cameroun entend ainsi proposer une nouvelle offre dans un contexte marqué par l’évolution des prix de ses produits. « La nouvelle bière a été conçue pour offrir aux consommateurs une bière premium, authentique, accessible au prix public de 500 FCFA et au goût unique », poursuit Bertille Abega.

La marque revendique par ailleurs une identité propre, sans chercher à reproduire les codes étrangers. Elle se présente comme une bière née au Cameroun, inspirée par les Camerounais et destinée à toutes les personnes qui partagent l’attachement au pays. Une manière, pour le brasseur, d’associer l’argument commercial à une promesse d’authenticité et de proximité avec les consommateurs.

Les producteurs locaux au cœur de l’approvisionnement

Pour soutenir son discours sur la production locale, Boissons du Cameroun met en avant les volumes de matières premières agricoles qu’elle achète au Cameroun. Le groupe indique notamment s’approvisionner à hauteur de 3 000 tonnes de gritz de maïs auprès de MAISCAM et de 12 000 tonnes de sorgho auprès de producteurs camerounais. Son dispositif mobiliserait par ailleurs 1 512 producteurs agricoles.

Ces données s’inscrivent dans la politique globale d’approvisionnement du brasseur et ne concernent pas exclusivement la fabrication de Mboa. Déjà illustrée par d’autres marques, notamment Manyan, cette orientation vise à réduire progressivement le recours à certains approvisionnements extérieurs.

L’entreprise affiche ainsi l’objectif de porter la part du contenu local à 60 %. Une ambition qui, selon le groupe, doit contribuer au développement des filières agricoles, soutenir les activités des producteurs et favoriser le maintien de la valeur ajoutée au sein de l’économie camerounaise.

Des matières premières aux emballages

La démarche revendiquée par Boissons du Cameroun ne se limite pas aux ingrédients. Elle englobe également une partie des éléments nécessaires au conditionnement de ses produits. Pour Mboa, la capsule et l’habillage sont fabriqués localement, avec la participation de partenaires tels que l’imprimeur MultiPrint.

La filiale SOCAVER occupe également une place importante dans cette chaîne industrielle. Le groupe annonce une production locale de 45 000 tonnes de verre et souligne le rôle du recyclage dans son dispositif. Réhabilité en juillet 2023, le four numéro 1 de SOCAVER dispose d’une capacité annuelle de fusion de 15 000 tonnes.

À travers ces investissements et ces partenariats, Boissons du Cameroun entend renforcer les liens entre son activité industrielle et le tissu économique national. L’entreprise revendique près de 5 000 emplois directs, plus de 100 000 emplois indirects et un réseau de 900 PME partenaires. Ces chiffres concernent toutefois l’ensemble de ses activités et ne sauraient être considérés comme des retombées directement attribuables au lancement de Mboa.

Une commercialisation progressive

Le déploiement commercial de la nouvelle bière commence dans la région du Littoral. L’Ouest doit suivre la semaine suivant le lancement, avant une extension annoncée vers le Centre et le Nord. Cette progression doit permettre à la marque d’élargir progressivement sa présence sur le marché national.

En parallèle, Boissons du Cameroun annonce la poursuite de la modernisation de ses unités industrielles de Douala, Yaoundé, Bafoussam et Garoua. Les investissements engagés visent notamment à renforcer les capacités d’embouteillage et à améliorer la disponibilité des produits.

Avec Mboa, la SABC associe un prix public de 500 FCFA à une stratégie de valorisation des ressources et des partenaires camerounais. Entre identité culturelle, accessibilité tarifaire et approvisionnement local, la marque affiche plusieurs arguments pour se distinguer. Reste désormais à mesurer sa capacité à convaincre durablement les consommateurs, notamment grâce à la qualité perçue du produit, à sa disponibilité et à la régularité de sa distribution.

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