Dans une déclaration officielle datée du 21 juillet 2026, le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, est monté au créneau pour réfuter les spéculations évoquant une prétendue vacance du pouvoir au Cameroun. Intitulé « Halte aux fantasmes. Il n’y a aucune « vacance » au sommet de l’État », le document entend répondre aux débats suscités par l’absence prolongée du président de la République du territoire national.
Le membre du gouvernement affirme que parler d’un pouvoir exécutif « vacant » relève d’un « barbarisme juridique, politique et logique ». Il soutient qu’aucune disposition légale ou réglementaire ne fixe une durée maximale de séjour du chef de l’État à l’étranger et qu’il est, par conséquent, impossible d’invoquer une prétendue vacance du pouvoir sur une base constitutionnelle inexistante.
Le texte insiste également sur le fait qu’il n’existe « aucune somnolence au sommet de l’État ». Selon Jacques Fame Ndongo, où qu’il se trouve, le président de la République continue d’assurer pleinement ses fonctions, en suivant quotidiennement les dossiers transmis par ses collaborateurs, aussi bien en présentiel que par voie électronique, et en donnant les orientations nécessaires au bon fonctionnement de l’État.
Le ministre appelle par ailleurs à mettre un terme aux « jactances, affabulations et gros mensonges », invitant chacun à se consacrer à ses responsabilités plutôt qu’à alimenter les polémiques. Pour appuyer son argumentaire, il cite le philosophe Jean-Paul Sartre, rappelant que « l’homme est la somme de ses actes », tout en évoquant sa célèbre formule : « l’enfer, c’est les autres ».
Enfin, Jacques Fame Ndongo dénonce ce qu’il qualifie de « médisance », estimant que certaines allégations vont jusqu’à annoncer à tort la mort d’une personne vivante ou à entretenir des rumeurs infondées sur une prétendue vacance du pouvoir. Il conclut en appelant à une réflexion éthique et morale, soulignant que la diffusion de telles informations ne saurait être conforme aux valeurs universelles.
