L’Hôpital Général de Yaoundé (HGY) vient d’enregistrer un nouveau succès médical avec la réalisation réussie de sa 18ᵉ chirurgie de transplantation rénale. L’intervention a fait l’objet d’un débriefing officiel le mardi 27 janvier 2026, lors d’une réunion tenue dans la salle des conférences de cette formation sanitaire de première catégorie.
La séance s’est déroulée en présence de plusieurs responsables de premier plan, notamment Auguste Asse Essomba, président du Conseil d’administration, le Pr Noël Emmanuel Essomba, directeur général, le Dr Félix Elle Zouame, directeur général adjoint, ainsi que de nombreux responsables médicaux de l’Hôpital Général de Yaoundé. Elle a permis de faire le point sur cette intervention chirurgicale délicate menée avec succès par une équipe multidisciplinaire entièrement camerounaise.
Le bénéficiaire de cette greffe est un patient âgé de 35 ans, dialysé depuis plusieurs années. Préparé à la transplantation depuis quelques mois, il n’avait cependant pas pu être greffé initialement en raison d’une infection sévère. Bien que cette infection se soit progressivement résorbée, les médecins ont ensuite découvert une anémie importante, compliquant davantage son état de santé.
Face à la dégradation progressive de son état général et à un pronostic vital de plus en plus engagé, l’équipe médicale a pris la décision d’une prise en charge en urgence. Un compromis technique a alors été trouvé, consistant à réaliser une dialyse de courte durée — deux à trois jours — en utilisant la voie destinée à la greffe, afin de stabiliser le patient avant l’intervention.
C’est ainsi que le patient est entré au bloc opératoire dans des conditions médicales jugées limites, mais encadrées par des précautions maximales. Malgré un contexte de sécurité non optimal, l’opération s’est déroulée dans des conditions acceptables, permettant au patient de traverser l’intervention sans complication majeure.
La donneuse, qui n’est autre que la mère du receveur, a fait l’objet d’une évaluation médicale complète et rigoureuse afin d’écarter toute infection susceptible d’être transmise. Chez elle, l’intervention s’est déroulée de manière classique, sans incident notable.
La phase la plus critique de la greffe s’est jouée en quinze minutes, délai au cours duquel le rein transplanté devait reprendre sa fonction. Le premier signe encourageant est survenu immédiatement après l’opération : le receveur, qui n’avait pas uriné depuis plusieurs années, a recommencé à produire des urines dès la fin de l’intervention. En l’espace de deux jours, il a éliminé jusqu’à sept litres d’urine, signe d’une reprise fonctionnelle rapide du greffon.
À ce jour, le couple donneur-receveur se porte bien. Ce nouveau succès vient confirmer l’expertise croissante de l’équipe de transplantation rénale de l’Hôpital Général de Yaoundé et renforce la position de cette structure hospitalière comme référence nationale en matière de chirurgie de greffe rénale.
