Le drame survenu mardi 18 août sur un site d’exploitation aurifère à Zamboï, à proximité de Garoua-Boulaï, dans la région de l’Est du Cameroun, a pris une ampleur tragique. Au moins 107 corps ont déjà été extraits des décombres, selon le maire de Garoua-Boulaï.
Le bilan de l’éboulement survenu mardi sur un site aurifère de Zamboï, à la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine, s’est considérablement alourdi. À 23 heures, le mardi 18 août, 107 corps avaient déjà été extirpés de la terre, selon le maire de Garoua-Boulaï, Amadou Abdon.
L’édile, joint au téléphone par Jean Charles Bilo’o Ella, journaliste et rédacteur en chef à la RTS à Yaoundé, a confirmé l’ampleur de la catastrophe. Le journaliste, qui a notamment enquêté sur les réalités des sites d’exploitation artisanale de l’or dans la région de l’Est, a recueilli ce nouveau bilan alors que les opérations de secours se poursuivaient sur le terrain.
Une galerie s’effondre en pleine activité
Le drame s’est produit aux environs de 14 heures, mardi 18 août, dans la localité de Zamboye, également appelée Zamboï, située à quelques dizaines de kilomètres de Garoua-Boulaï.
L’effondrement d’une galerie d’exploitation aurifère a enseveli plusieurs personnes présentes sur le site. Dans les heures qui ont suivi, des opérations de recherche et de secours ont été engagées afin de tenter de retrouver d’éventuels survivants ou victimes encore prisonniers sous terre.
Alors que les premières informations faisaient état de plusieurs personnes ensevelies, les opérations de dégagement ont rapidement révélé l’ampleur du drame. Le bilan communiqué mardi soir fait désormais état de 107 morts.
Une nouvelle tragédie dans les mines artisanales
Cette catastrophe remet une nouvelle fois en lumière les risques liés à l’exploitation artisanale de l’or dans l’Est du Cameroun. Les sites miniers sont souvent caractérisés par des conditions de travail difficiles et des infrastructures exposées aux risques d’effondrement.
À Zamboï, les opérations de retrait des corps se poursuivent. Le bilan pourrait encore évoluer au fur et à mesure de la progression des recherche.Les autorités et les équipes engagées dans les opérations de secours devront désormais poursuivre les recherches afin de déterminer si d’autres victimes se trouvent encore sous les décombres et établir les circonstances exactes de cet effondrement meurtrier.
