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Drame de Metafrique Steel : Samuel Dieudonné Ivaha Diboua : « Il est de bon ton que cette entreprise s’arrête »

Après l’explosion survenue ce lundi 2 novembre dans les installations de l’entreprise à Douala-Bassa, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua pointe le non-respect des mesures de sécurité, malgré plusieurs précédents incendies. Il envisage même une cessation des activités de l’usine.

Le bilan est particulièrement lourd. Quatre personnes ont perdu la vie sur le coup et 17 autres ont été grièvement blessées dans l’explosion suivie d’un incendie survenu à l’usine Metafrique Steel, dans la zone industrielle de Bassa, à Douala. Face à l’ampleur du drame, le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, n’a pas caché son indignation devant ce qu’il considère comme de graves défaillances dans la prévention des risques au sein de cette entreprise.

Selon l’autorité administrative, l’explosion s’est produite aux environs de 7h-7h15. Alertés, les sapeurs-pompiers se sont immédiatement déployés sur les lieux pour les opérations de secours. Seize personnes brûlées ont notamment été extraites des installations et évacuées vers l’Hôpital général de Douala. Leur état était particulièrement préoccupant. « Ce sont des brûlés très, très graves », a indiqué le gouverneur, rapportant les premières observations du corps médical, peu optimiste au regard du degré des brûlures.

Mais au-delà du bilan humain, c’est surtout la répétition des sinistres dans cette entreprise qui suscite la colère de Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Le gouverneur déplore que Metafrique Steel soit à son énième incendie sans que les mesures correctives nécessaires aient, selon lui, été suffisamment mises en œuvre. Une situation qu’il assimile à un défaut manifeste de prévention et de responsabilité.

« Malgré les premiers cas d’incendie, les mesures de sécurité n’ont pas été prises. Et ça, c’est vraiment à déplorer », a-t-il regretté. Plus ferme encore, le patron de la région du Littoral estime que la poursuite des activités de l’entreprise mérite d’être sérieusement remise en question. « Il est de bon ton que cette entreprise s’arrête », a-t-il déclaré, considérant que des dispositions appropriées auraient pu éviter l’ampleur des dégâts enregistrés.

L’inquiétude reste également vive sur le terrain. Au moment de sa déclaration, les équipes de secours poursuivaient les opérations d’extinction et de déblaiement. Trois fours étaient simultanément en feu, une situation inédite par son ampleur, selon le gouverneur, qui redoute la découverte d’autres victimes sous les décombres. Le bilan humain ne pouvait donc pas encore être considéré comme définitif.

Tout en saluant la mobilisation du personnel de l’Hôpital général de Douala dans la prise en charge des blessés, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a annoncé que les enquêtes en cours devront permettre d’établir les circonstances exactes du drame et les éventuelles responsabilités. Pour lui, cette nouvelle catastrophe soulève une question fondamentale : celle de l’effectivité des mesures de sécurité imposées aux entreprises industrielles après des incidents antérieurs.

À Metafrique Steel, l’heure est désormais au bilan humain et matériel, mais aussi à la recherche des responsabilités. Cette tragédie pourrait ainsi relancer le débat sur le contrôle des installations industrielles et le respect des normes de sécurité dans la zone industrielle de Douala-Bassa.

 

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