Lors d’un point de presse organisé ce samedi à Akwa, à Douala, l’apôtre Guy Temba a multiplié les déclarations sur ce qu’il présente comme une campagne de déstabilisation dont il serait victime depuis plusieurs mois. Le responsable religieux a notamment évoqué des difficultés financières, des litiges avec plusieurs personnes et des attaques qu’il attribue à des forces spirituelles agissant à travers certains individus.
Se présentant comme « le pire ennemi de Satan », Guy Temba a affirmé être devenu « une grosse victime du diable », estimant que des hommes influents et fortunés seraient utilisés pour entraver son œuvre. Selon lui, cette situation s’inscrirait dans un combat spirituel, ajoutant que Dieu lui aurait parlé le 23 juin 2025 et lui aurait assuré que des anges combattaient à ses côtés.
L’apôtre a également mis en avant les actions sociales menées par son ministère, déclarant avoir près de 300 orphelins et plus de 700 veuves à sa charge.
Sur le plan financier, Guy Temba a affirmé que des personnes lui devraient « plus de 100 milliards » sans toutefois présenter, au cours de cette conférence de presse, d’éléments permettant d’étayer ce montant. Il a indiqué recenser 27 débiteurs, affirmant que « 90 % » d’entre eux seraient issus de la communauté bamiléké. Lui-même d’origine bamiléké, il a déclaré que cette communauté le « hait ».
Le prédicateur a également affirmé être privé d’accès à ses bureaux depuis près de deux ans. Il a évoqué 23 mois de loyers impayés, accompagnés, selon lui, de menaces. Il a en outre déclaré que deux avocats, qu’il avait hébergés à son domicile, lui auraient causé de nombreux préjudices.
Au cours de son intervention, Guy Temba a cité nommément plusieurs personnes qu’il présente comme faisant partie de ses débiteurs ou impliquées dans les litiges qu’il dénonce. Parmi elles figurent les avocats Nkounguem Nkah Janvier et Sagako Gaston, ainsi que Takotié Fotso, Djamleu Rosine, Zebaze Guillaume, Noupadjam Happy Francis, Nkeptuan Raoul, Wamenie Pierre et Noukep Stéphane.
L’apôtre Guy Temba a conclu en affirmant vouloir porter cette affaire à la connaissance de l’opinion nationale et internationale afin que, selon ses termes, « le monde entier soit au courant de tout ce qui se passe ». À ce stade, les personnes citées n’ont pas publiquement réagi à ces déclarations.
