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Douala 2e : Denise Fampou accusée de  » Prédation foncière »

Une vive controverse agite la Commune d’arrondissement de Douala 2ème. Dans une note adressée au ministre d’État, Secrétaire général à la Présidence de la République, les conseillers municipaux Minamo Jules Raymond, Bessala Célestin Félix, Garba Aoudou et Zang Zang Charles Élie tirent la sonnette d’alarme sur ce qu’ils qualifient de « dérives » et « irrégularités » dans la gestion des espaces marchands de la commune.

Les élus locaux affirment avoir été témoins, le 11 juillet dernier – jour de la convocation du corps électoral en vue de la présidentielle du 12 octobre – d’une « casse brutale » opérée sur le site dit Marché des Femmes. Selon eux, cette opération s’apparenterait à une « occupation forcée » d’un terrain pourtant couvert de titres fonciers attribués par les services compétents de l’État.
« Nous sommes dans un imbroglio de flou-clair entre la Commune, qui se réclame propriétaire sans aucun titre, et certains occupants disposant de titres fonciers légalement délivrés », dénoncent les conseillers, qui affirment avoir mené une vérification auprès de la Conservation foncière du Wouri.

Denise Fampou sur le banc des accusés

La note met également en cause la maire de Douala 2ème, accusé d’« attitudes désobligeantes et malveillantes » et d’avoir outrepassé les prérogatives du Conseil municipal. En particulier, les signataires citent l’attribution « douteuse » de la construction du Marché de la gare de New-Bell à un conseiller municipal, Fiagam Bernard, en violation – selon eux – du Code général des collectivités territoriales décentralisées et du régime légal des contrats de partenariat.

Ils estiment en outre que les recettes générées par ce marché, « chiffrées en milliards », n’ont pas été reversées dans les caisses de la Commune, comme l’attesterait la comptabilité du eceveur municipal.

Appel à l’intervention de la présidence de la République

Face à ce qu’ils qualifient de « prédation foncière » et de « gestion opaque », les conseillers municipaux demandent l’arbitrage du Secrétaire général à la Présidence de la République. Ils sollicitent son intervention pour « rétablir l’ordre, la justice et le respect de la légalité républicaine » dans l’arrondissement.

Les élus signataires – dont Minamo Jules Raymond, Bessala Célestin Félix, Garba Aoudou et Zang Zang Charles Élie – affirment agir au nom de la légalité et de leur mandat électif. Ils assurent par ailleurs leur « soutien indéfectible » aux institutions de la République et à leur candidat à la présidentielle, Paul Biya.

Des requêtes en annexe

À leur note étaient jointes deux requêtes : l’une visant la révocation du maire de Douala 2ème et la déchéance de M. Fiagam Bernard, l’autre sollicitant la convocation d’une session extraordinaire du Conseil municipal pour examiner la situation.

Cette affaire relance le débat sur la gouvernance locale et la transparence dans la gestion des marchés municipaux, dans un contexte politique tendu à l’approche de l’élection présidentielle.

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