Face à la multiplication de contenus jugés contraires aux valeurs sociales et familiales, le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) hausse le ton. Dans un communiqué publié ce 23 juillet, la ministre Marie Thérèse Abena Ondoa fait part de sa vive inquiétude devant certains comportements observés chez des jeunes filles sur les réseaux sociaux.
Le département ministériel dénonce notamment la diffusion de publications qui, selon lui, valorisent la consommation de substances nocives, la recherche du gain facile, la dépravation des mœurs ou encore la banalisation de la violence et de l’immoralité. Pour le MINPROFF, ces contenus contribuent à fragiliser les repères éducatifs et les valeurs qui fondent la cohésion familiale et sociale.
Sans détour, la ministre condamne ces pratiques, estimant qu’elles portent atteinte à l’image de la jeune fille et à la dignité humaine. Elle rappelle, dans le même temps, que la protection des femmes et des filles contre toutes les formes de violences et d’abus demeure une priorité pour les pouvoirs publics. « La dignité de la personne humaine est non négociable », insiste-t-elle.
Au-delà du constat, le ministère lance un appel à la responsabilité. Les jeunes filles sont invitées à prendre conscience des conséquences de leurs publications et à adopter des comportements plus responsables. Les parents, eux aussi, sont exhortés à renforcer leur rôle d’éducation et de vigilance, dans un environnement numérique où les influences se multiplient et où les dérives peuvent rapidement prendre de l’ampleur.
Le MINPROFF rappelle par ailleurs que la ligne verte 116 reste disponible pour le signalement des cas d’abus impliquant des enfants. Il met également en avant sa campagne numérique « Je protège l’enfant partout, fais de même », destinée à encourager l’implication de tous dans la protection des plus jeunes.
En conclusion, le ministère assure que ses services centraux, ses structures déconcentrées ainsi que les Centres de Promotion de la Femme et de la Famille demeurent mobilisés pour accompagner les familles confrontées à ces situations. À travers ce communiqué, le MINPROFF réaffirme qu’au-delà des institutions, la protection des jeunes filles est une responsabilité partagée, résumée par ce message : « Protéger une fille, c’est construire le Cameroun de demain. »
