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Corridors d’Afrique Centrale : l’OPA-AC restitue ses enquêtes sur les pratiques anormales

Douala a accueilli, ce 12 février, l’atelier régional de restitution des études menées par l’Observatoire des pratiques anormales (OPA-AC) sur les principaux corridors d’Afrique centrale. Au cœur des échanges se trouvaient la fluidité du transit, la gouvernance portuaire et les entraves persistantes au commerce sous-régional, notamment sur les axes Douala–N’Djamena et Douala–Bangui.

Les travaux, qui ont réuni administrations des transports, gestionnaires portuaires, acteurs du transit et partenaires techniques, visaient à présenter les résultats d’enquêtes conduites au port de Douala et au port de Kribi, ainsi que le long des corridors stratégiques reliant le Cameroun au Tchad et à la République centrafricaine. Les études ont consisté à interroger les acteurs de terrain afin d’analyser concrètement le déroulement des opérations de transit et d’identifier les dysfonctionnements.

Pour Pierre-Guillaume Boum Bissai, représentant-résident de la CEMAC au Cameroun, l’enjeu dépasse la simple production de rapports. « Il s’agit aujourd’hui de faire la restitution des études menées par notre observatoire sur les pratiques anormales sur nos différents corridors, afin d’introduire ces conclusions dans le processus décisionnaire et mettre en place des politiques pour lever les entraves au commerce », a-t-il expliqué. L’objectif est clair, il faut confronter les données collectées aux réalités opérationnelles, ajuster les analyses si nécessaire et formuler des recommandations susceptibles d’améliorer durablement la compétitivité des corridors.

Mis en œuvre dans le cadre d’un programme régional financé par l’Union européenne, l’OPA est porté au Cameroun avec l’appui des autorités nationales et logé au sein d’une structure régionale spécialisée. Comme l’a rappelé Aliou Abdoullahi, coordonnateur CAP Cameroun–Union européenne, « le Cameroun supporte la plus grande distance sur ces corridors, ce qui explique que de nombreuses observations aient été faites sur la partie nationale ». Une position géographique stratégique qui confère au pays un rôle central dans la mise en œuvre des futures recommandations.

Parmi les pratiques anormales recensées figurent notamment la multiplication des postes de contrôle, les lenteurs administratives, la durée excessive des trajets et l’état parfois dégradé des infrastructures routières. Autant de facteurs qui renchérissent les coûts logistiques et affectent la compétitivité des économies concernées.

Les discussions engagées à Douala ont débouché sur des orientations concrètes en matière de gouvernance des corridors, de rationalisation des contrôles et d’amélioration des infrastructures. L’ambition affichée par les participants est d’aboutir à un transport plus fluide, plus transparent et plus compétitif, au bénéfice des opérateurs économiques, des transporteurs et, in fine, des consommateurs de l’espace CEMAC.

 

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