Le magistrat hors hiérarchie Rémy Nama a été nommé président du Conseil constitutionnel du Cameroun par décret présidentiel signé ce vendredi, quelques jours après le décès de Clément Atangana à l’Hôpital américain de Paris. Il prend ainsi la tête d’une institution stratégique, au cœur du contrôle de constitutionnalité et du contentieux électoral.
La succession est désormais actée. Rémy Nama succède à Clément Atangana, décédé le 4 octobre 2026 à l’âge de 85 ans, alors qu’il recevait des soins en France. Premier président du Conseil constitutionnel depuis la mise en place de cette institution en 2018, le magistrat aura marqué de son empreinte près de huit années de fonctionnement de cette juridiction.
Originaire du département de la Mefou-et-Akono, dans la région du Centre, Rémy Nama est un magistrat de formation et un haut fonctionnaire dont le parcours est étroitement lié aux services de la Présidence de la République. Jusqu’à sa nomination, il officiait au Secrétariat général de la Présidence, où il a notamment exercé comme chargé de mission, puis comme conseiller chargé des affaires juridiques, selon les informations disponibles.
Un profil issu du sérail
Son parcours au palais d’Etoudi témoigne d’une expérience acquise au cœur de l’appareil administratif de l’État. À travers ses fonctions, Rémy Nama a été associé au traitement de dossiers juridiques et administratifs relevant de la haute administration. Il a également représenté la Présidence de la République au conseil d’administration du Parc national de matériel de génie civil (Matgénie), une structure publique dont les activités touchent notamment à la gestion des équipements de génie civil.
Ce parcours fait de lui un connaisseur des rouages institutionnels. Sa nomination ouvre toutefois une nouvelle étape professionnelle, avec des responsabilités distinctes de celles exercées au sein de l’exécutif. À la tête du Conseil constitutionnel, il lui reviendra de conduire les travaux d’une juridiction dont les décisions engagent directement le fonctionnement des institutions et la régularité des processus électoraux.
Sa nomination intervient dans un contexte où le Conseil constitutionnel demeure une institution centrale de la vie publique camerounaise. Au-delà de son expérience de l’administration, le nouveau président sera attendu sur la conduite des travaux de la juridiction, l’autorité de ses décisions et le respect de ses missions constitutionnelles.
Avec Rémy Nama, le Conseil constitutionnel ouvre donc un nouveau chapitre après le décès de Clément Atangana. Une succession qui place désormais le magistrat devant les exigences propres à cette haute fonction.
