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Changement climatique : la FAO mobilise les villes côtières d’Afrique centrale à Douala

Face à l’intensification des effets du changement climatique sur les zones littorales, la Food and Agriculture Organization (FAO) a réuni, le 18 décembre à Douala, des responsables de plusieurs villes côtières d’Afrique centrale. Cette rencontre régionale avait pour objectif principal d’identifier les vulnérabilités propres aux territoires côtiers et de renforcer les capacités des collectivités locales en matière de gouvernance climatique.

Des représentants du Cameroun, du Gabon, du Congo, de Sao Tomé-et-Principe, de la Guinée équatoriale, de la République démocratique du Congo et du Burundi ont pris part aux travaux. Les échanges ont porté sur des problématiques majeures telles que l’élévation du niveau de la mer, les submersions marines, les inondations récurrentes, l’érosion côtière, la perte des terres agricoles, l’érosion de la biodiversité ainsi que la multiplication des événements climatiques extrêmes.

Au-delà du diagnostic, la rencontre a servi de cadre pour la présentation et le partage de bonnes pratiques en matière d’adaptation et d’atténuation des risques climatiques. Il s’agissait également de stimuler la production et la diffusion d’informations utiles à la résilience des villes côtières de l’espace COMIFAC, tout en encourageant la mise en place de partenariats, de réseaux et de plateformes d’échanges entre collectivités et acteurs impliqués.

Les participants ont par ailleurs travaillé à l’élaboration d’un projet de note conceptuelle visant à promouvoir des solutions inclusives, fondées sur la nature et tenant compte des besoins de l’ensemble des groupes sociaux, des catégories socio-professionnelles et des systèmes productifs présents dans les zones côtières.

La FAO justifie l’importance de cette mobilisation par le poids stratégique des écosystèmes côtiers d’Afrique centrale. La sous-région compte environ 3 600 kilomètres de côtes et plus de 1,2 million de km² de zones économiques exclusives. Ces espaces, riches en mangroves, récifs coralliens et herbiers marins, jouent un rôle clé dans la sécurité alimentaire, la création d’emplois et la génération de revenus. Ils soutiennent également des secteurs essentiels tels que la pêche, le transport maritime, le tourisme, l’agriculture et l’énergie, tout en abritant près de 70 % de la population sous-régionale.

Malgré cette importance capitale, les villes et écosystèmes côtiers demeurent parmi les plus exposés aux aléas climatiques. Inondations répétées, destructions d’habitations, pertes de moyens de subsistance et dégradation des infrastructures figurent parmi les conséquences déjà observées. « C’est pour répondre à ces menaces croissantes que la FAO a initié ce forum dédié au renforcement de la résilience climatique des villes et des écosystèmes côtiers », souligne l’organisation.

Au total, douze villes côtières sont directement concernées par cette initiative : Mayumba, Port-Gentil, Libreville et Cocobeach au Gabon ; Bata et Malabo en Guinée équatoriale ; Sao Tomé et Santo Antonio à Sao Tomé-et-Principe ; Banana en RDC ; Pointe-Noire au Congo ; ainsi que Kribi et Douala au Cameroun. À cette liste s’ajoutent Bujumbura et Rumonge au Burundi, en raison des similitudes environnementales observées sur les rives du lac Tanganyika.

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