Le Cameroun est en deuil. Me Yondo Black, ancien bâtonnier et figure historique du mouvement démocratique, s’est éteint ce jeudi 16 octobre 2025. Avec lui disparaît l’un des acteurs les plus courageux et les plus constants du combat pour les libertés individuelles et le multipartisme dans le pays.
Avocat de renom, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Cameroun entre 1982 et 1986, Me Yondo Black s’est illustré bien au-delà des prétoires. Dans les années 1990, il fut l’un des principaux visages de la contestation démocratique, à une époque où le Cameroun vivait sous le joug du parti unique. Son rôle dans la mobilisation des citoyens, notamment à travers le mouvement des « villes mortes« , a marqué l’histoire politique du pays et ouvert la voie au pluralisme politique.
Le 6 juillet 2024, il avait été élevé au rang de premier avocat honoraire du Cameroun, une distinction symbolique saluant sa longue carrière, son intégrité et son engagement indéfectible en faveur de la justice et de la démocratie.
La disparition de Me Yondo Black laisse un vide immense dans le paysage juridique et politique camerounais. Ses pairs, comme de nombreux citoyens, retiennent de lui l’image d’un homme digne, courageux et visionnaire, qui aura consacré sa vie à défendre les droits fondamentaux et la liberté d’expression. « Le Cameroun perd une conscience, un repère moral, un défenseur acharné des droits humains », confie un confrère du barreau.
LN




