La chasse à l’homme n’est plus seulement une affaire de machettes et de milices. À l’ère du numérique, elle se mène à coups de publication sur Facebook, de captures d’écran détournées et de vidéos sorties de leur contexte. L’une des dernières victimes de cette dérive s’appelle Steven Nbienou Kouadjio.
Depuis le décès tragique de la jeune Merveille Mbella, le nom de ce chef d’entreprise circule abusivement aux côtés de celui de celui qui est présenté comme le présumé meurtrier, Paulin Bansena. Une association malveillante, dénuée de toute preuve, mais savamment orchestrée pour salir et, surtout, à la fin , soutirer de l’argent.
Une machination cousue de fil blanc
Les faits sont pourtant limpides : M. Nbienou n’a visiblement plus aucun lien avec Sieur Bansena depuis plus de deux ans, en raison d’une rupture professionnelle claire, motivée par des désaccords profonds, et confirmée par des témoins directs. Seulement, sur les réseaux sociaux camerounais, la vérité pèse peu face au parfum du scandale et à l’appât du gain.
Derrière cette campagne de diffamation, un duo toxique : un individu en fauteuil roulant et l’ex-compagne de l’entrepreneur. Leur méthode ? Recruter des influenceurs et “lanceurs d’alerte” pour bâtir une fiction qui colle à l’actualité, en espérant monnayer le silence de leur victime.
La mécanique du cyber-chantage
Le procédé est connu : lier artificiellement une figure publique à une affaire sensible, alimenter le soupçon à coups de publications virales, puis exiger de l’argent pour “éteindre” la rumeur. Steven Nbienou en a déjà fait les frais par le passé, notamment avec l’affaire inventée du “restaurant de Bastos”.
Ce n’est pas qu’une question d’ego ou d’honneur : c’est une question de survie professionnelle. Dans un pays où la réputation peut être ruinée en quelques clics, le cyber-chantage devient une arme redoutable, surtout contre ceux qui réussissent en silence.
La nécessité de dire stop
Laisser prospérer ces méthodes, c’est encourager un marché noir de la diffamation où les “buzz” se monnayent et les réputations s’achètent ou se détruisent. Les influenceurs qui refusent de céder à ces manœuvres ont sauvé, au-moins en partie, l’intégrité de cette affaire. Mais il est temps que la loi, et non la rumeur, décide de la vérité.
En attendant, Steven Nbienou, depuis l’étranger, subit cette cabale sans pouvoir opposer autre chose que la force de ses démentis. Dans cette guerre numérique où son seul crime semble être d’avoir réussi.




