Le journaliste Brand Kamga a été remis en liberté ce mardi 3 février 2026, à 11 heures, sur décision du tribunal du palais de justice d’Ekounou à Yaoundé. L’information a été confirmée par son conseil, Me Hyppolyte Meli, qui assure le suivi judiciaire du dossier.
Incarcéré depuis le 19 janvier dernier à la prison centrale de Yaoundé, le journaliste de Naja TV faisait l’objet d’une plainte déposée par la culturiste Annette Josiane Wandji. Cette dernière l’accusait d’avoir tenté d’enlever son fils au sein de son établissement scolaire, une accusation ayant conduit à son interpellation puis à son placement en détention préventive.
Selon des sources proches du dossier, cette plainte serait intervenue alors que Brand Kamga menait une enquête journalistique portant sur une présumée affaire d’escroquerie sentimentale impliquant la sportive. Au cours de cette enquête, Annette Josiane Wandji se serait par la suite volatilisée. Certaines sources évoquent même une possible fuite vers le Nigeria, une information qui n’a toutefois pas été officiellement confirmée.
Si la mise en liberté provisoire du journaliste marque un tournant dans cette affaire très suivie, la procédure judiciaire n’est pas pour autant close. L’audience a été renvoyée au 17 février 2026, date à laquelle les débats devraient se poursuivre devant le tribunal compétent.
En attendant, cette affaire continue de susciter de nombreuses réactions dans les milieux médiatiques et de la société civile, où plusieurs voix dénoncent une atteinte à la liberté de la presse et appellent à la protection des journalistes dans l’exercice de leur mission d’enquête.
Affaire Brand Kamga : le journaliste remis en liberté provisoire
