La reprise des opérations de scanning des marchandises au Terminal à conteneurs du Port de Douala-Bonabéri continue de susciter des échanges institutionnels. Dans une correspondance adressée au Directeur général du Port autonome de Douala (PAD), la Société Générale de Surveillance (SGS) a sollicité un recentrage de la séance de travail prévue le mercredi 4 février 2026.
Dans cette lettre, SGS accuse réception de l’invitation datée du 2 février 2026, parvenue dans ses services le 3 février à 15 heures, relative à l’examen des modalités de reprise des activités d’inspection par scanning. Tout en remerciant la direction du PAD pour l’initiative, l’entreprise rappelle le cadre précis fixé par les hautes instructions du Premier ministre, Chef du gouvernement.
Selon SGS, les directives gouvernementales du 29 janvier 2026, reprises dans le courrier du ministre secrétaire général des services du Premier ministre en date du 30 janvier, prévoyaient une rencontre exclusivement consacrée aux modalités de reprise effective des opérations de scanning par SGS, avec effet dès le 30 janvier 2026.
Or, l’ordre du jour proposé par le Port autonome de Douala intègre plusieurs points qui, d’après SGS, excèdent le champ de ces instructions et relèvent des prérogatives exclusives de l’État, représenté dans le contrat liant le gouvernement à SGS par le ministre des Finances. Il s’agit notamment des modalités d’autorisation d’exercer au port de Douala-Bonabéri, des conditions d’occupation du domaine public portuaire, de la mise à disposition des informations sécuritaires, ou encore de la prise en compte des coûts logistiques exposés par la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC S.A).


L’entreprise estime également ne pas avoir qualité pour engager des discussions de fond sur l’impact des opérations de scanning sur les délais de passage portuaire, ni sur l’hypothèse d’une collaboration entre SGS Cameroun S.A et TransAtlantic.D S.A.
Dans un souci de conformité juridique et institutionnelle, SGS suggère que ces questions soient discutées directement avec le gouvernement. Elle demande par conséquent un recadrage de la séance de travail projetée, afin que l’ordre du jour soit limité à un point unique : l’organisation pratique de la reprise des opérations de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri.
Cette nouvelle correspondance illustre les tensions persistantes autour de la gestion du scanning portuaire, un enjeu stratégique pour la fluidité, la sécurité et la compétitivité du principal port du Cameroun.




