Du 28 au 29 juillet 2026, Yaoundé a accueilli simultanément la 64e édition de la Journée de la Femme Africaine de la CEEAC et la première édition du Global Africa Women’s Summit. Organisée au Conseil Régional du Centre, cette rencontre a réuni des femmes leaders, des responsables gouvernementales, des élues locales, des entrepreneures et des représentantes de la société civile autour des grands enjeux du développement féminin en Afrique centrale.
Placée sous le signe de la réflexion, du partage d’expériences et de la coopération, cette double manifestation entend favoriser des échanges constructifs sur les défis auxquels font face les femmes africaines et les solutions à mettre en œuvre pour renforcer leur autonomisation.
Un sommet pour renforcer le rôle des femmes dans le développement
La cérémonie d’ouverture a été présidée par la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoua. À travers ce sommet, les participantes ambitionnent d’établir un diagnostic de la situation des femmes dans l’espace CEEAC et de formuler des propositions concrètes en faveur de leur autonomisation.
L’objectif est de transformer les défis en opportunités et de renforcer la place des femmes dans les politiques et les stratégies de développement de la sous-région.
À la suite du discours d’ouverture, une conférence ministérielle réunissant plusieurs membres du gouvernement a permis d’engager les premiers échanges sur les priorités communes.
Éducation, assainissement et leadership au cœur des échanges
Parmi les interventions marquantes, la ministre des Enseignements secondaires, le Pr Nalova Lyonga, a partagé son parcours personnel avant de mettre en avant les progrès réalisés en matière de scolarisation et de maintien des jeunes filles à l’école, présentés comme des leviers essentiels de leur émancipation.
De son côté, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, a consacré son intervention à la question de l’assainissement. Un thème en parfaite adéquation avec l’orientation retenue cette année pour la Journée de la Femme Africaine, qui met l’accent sur la nécessité d’offrir aux femmes et aux familles des cadres de vie sains, sécurisés et propices à leur épanouissement.
Les travaux, qui se sont poursuivis jusqu’au 29 juillet, abordant également des thématiques telles que l’entrepreneuriat féminin, le leadership, la santé, les violences basées sur le genre ainsi que les opportunités offertes par le numérique.
En réunissant les principales actrices du développement de l’espace CEEAC, cette double édition traduit une volonté commune de dépasser le cadre de la célébration pour privilégier des actions concrètes. Les recommandations formulées à l’issue des travaux seront transmises aux instances de la CEEAC afin de contribuer à l’élaboration de politiques plus inclusives en faveur des femmes.
